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Saturday, May 12, 2007

La promenade des cinglés.

9 mai, sans doute la dernière étape de ZTT.

Le noyau du groupe de Lens constitue l'équipage de cette étape niçoise. Pour la première fois de la saison, c'est avec la SNCF que nous nous rendons en territoire adverse. Le train a beaucoup d'avantages, et un seul inconvénient : il part à l'heure. A une minute près, les filles l'apprennent à leurs dépends, elle nous rejoindront par le train suivant.



Ayant attendu les retardataires jusqu'au dernier moment, nous n'avons pu monter que dans la première partie du train. Après avoir passé une heure assis sur des marches et une heure à squatter le bar, nous nous empressons de rejoindre notre voiture au premier arrêt.



Le train n'a pas de concurrent quand il s'agit de permettre au voyageur de s'immerger progressivement dans l'atmosphère de sa destination. Au matin nous avons quitté des paysages verts gorgés d'humidité, et c'est avec plaisir que nous découvrons la belle bleue sous le soleil !



Faut pas se fier aux apparences : nous sommes heureux de débarquer en ville.



A peine traversée la rue, nous tombons sur un bar à gonzesse. Comme Mike Hammer, Rui est poursuivi par une créature sublime qu'il retrouve partout...



C'est dans la brasserie d'une rue piétonne où nous dévorons une pizza que les filles nous rejoignent. L'équipe est enfin au complet.



A mi-chemin entre le gentil organisateur, le grand frère, et le crooner sur le retour, je mène la troupe jusqu'à la mer.

























Avec quinze jours d'avance, Samira prend des faux airs de starlette, oubliant que nous ne sommes pas sur la croisette mais sur la Promenade des Anglais.

























P.A. et Rui cèdent à l'appel du large.



P.A. en sort transcendé, bien décidé à changer de vie, vendre tous ses biens et partir sur les routes pour une vie d'ascèse et de piété.



Gauthier, interpellé par la conversion de son compère, va même jusqu'à livrer son corps à la rudesse des galets.

























C'est livrée aux caprices du vent que la coiffure de Maï donne sa quintessence.

























Contrairement à elle, ces deux niçoises n'ont jamais laissé le vent déplacer une seule mèche de leur chevelure ! Ca doit être ça qu'on appelle la classe.

























Avant de commencer sa nouvelle vie, P.A. nous propose de passer l'après-midi chez ses grands-parents, des gens charmants nous invitant à nous divertir au bord de leur piscine. C'est pas beau la vie de supporter ?






La raison de notre venue dans la région est un des sujets d'actualité.



Comme à son habitude, Samira dévore les pages sportives.






Maï préfère se concentrer avant le match.

























En tout cas ces filles ont du goût.



Rui, de son côté, optimise son exposition aux UV. Etre Rui, C'est un métier à plein temps.

























Les meilleurs moments ont une fin, et puisque nous sommes venus pour un match, le moment vient de nous rendre au stade. Les grands-parents de P.A. nous y mènent.

Nous effectuons alors un glissement irréel entre le Nice de la baie des Anges, résidence dorée et rococo du troisième âge français, et le Nice du quartier du Ray, celui des fripouilles n'ayant pu accéder au rang de second couteau dans le milieu niçois. L'atmosphère qui règne autour du stade est fiévreuse et oppressante, en contraste avec le reste de la ville.

Nous sommes soulagés de pénétrer dans le stade où, malgré le décor lépreux, les spectateurs nous semblent moins dangereux que ceux croisés à l'extérieur, à l'image de cette sympathique supportrice rouge et noire.



Au stade nous retrouvons des collègues. A sa demande, je tiens à préciser qu'Anthony est bien plus beau dans la réalité que toutes les fois où il apparaît sur ce blog !



Nous avons failli adopter cette petite Katia, mais nous n'avions pas tous les papiers voulus. Si le coeur vous en dit, elle n'attend que vous. Bien entendu tous ses vaccins sont à jour.

























Bière en main, tour Eiffel sur le coeur et insulte sur les lèvres, Samira a une fois encore décroché le titre de meilleure beaufette du jour !



Malgré l'uniformisation des modes de consommation, les spécialités régionales franchissent parfois les barrières sécurisées des stades pour se retrouver sur les étals des buvettes, c'est le cas ici avec ces pralines.

























Placé où nous sommes, on peut suivre le match comme à la télé.



Les équipes se présentent au public.



Dans cette ambiance électrique et devant les enjeux, difficile de cacher notre anxiété.







Notre appréhension était justifiée : avec un but encaissé après 40 secondes, le match fini sur une défaite. Cependant, Troyes n'ayant pu de son côté faire mieux que le nul, le maintien est quasiment assuré.

Puisque nous rentrons avec l'avion du staff, et que les abords du stade sont considérés comme dangereux par la sécurité, on nous fait traverser la pelouse pour aller dans la tribune des supporters parisiens, car c'est avec le mini bus des stewards que nous rejoindrons l'aéroport.

Le climat est bon enfant, chacun calculant et recalculant le classement et le goal average du Club, comme si, après l'avoir appelé de nos voeux, le maintien maintenant assuré était trop beau pour être vrai. Samira en profite pour poser avec les CRS.



Dans l'avion, le calme règne, les joueurs étant partagés entre la déception de la défaite et le soulagement du maintien. Dommage qu'on n'ait pas gagné, cette superbe journée aurait alors fini par une ambiance de feu dans les airs !

Enfin, même si on n'a été pas eu de cerise dessus, le gâteau était quand même bon à manger !

Friday, April 20, 2007

Une Estaffette pour l'estaminet.



1er avril.

Quinze jours après l'euphorie du déplacement à Lisbonne, beaucoup souhaitaient poursuivre sur la lancée, et ce d'autant plus que le Club, placé dans la zone de relégation, appelait à une union sacrée.
Après resencement, nous effectuerons cette virée à neuf. Ca tombe bien, c'est la capacité d'une fourgonnette pour un permis A. Maï s'occupe de réserver le véhicule, je récupère les places auprès du Club et RDV est pris le jour du match à 16H devant le parc. Nous aurions souhaité avoir une vraie Estafette, modernité oblige, c'est un Trafic tout confort que le loueur nous a mis à disposition.




La route n'est pas longue, et les premiers Terrils en vue sont le signe que nous sommes déjà prêts de l'arrivée.



On y est !



Immédiatement, nous sommes touchés par la malédiction de la brique. Ici tout est brique, et même les visiteurs ne peuvent faire exception.



Parking à Bollaert, distribution de pommes, tenue de camouflage : nous sommes prêts à arpenter la ville...



Bienvenue dans un monde sang et or !



















Marjorie fait une rencontre inattendue et sympathique.



Nous nous rendons dans un bar local, ce que dans le Nord on appelle un estaminet.



Le patron nous donne le choix : bière, bière ou bière !

























Ne sachant pas trop comment nous allions être accueilli, nous entrons dans les lieux en formant une chenille et en chantant "Si t'es fier d'être le dernier, tape dans tes mains (clap clap clap clap)", ce qui nous vaut les vivas du public et une cooption immédiate. Une fois cette étape initiatique réussie, on peut dire que nous sommes les patrons, puisque nous animons la salle en chants parisiens et vannes lensoises, toujours avec ce qu'il faut d'autodérision pour ne pas retourner les gens contre nous. Chancun veut trinquer avec nous.




Jean-Ba, élément incontournable du Trincamp Tour dès qu'il fait étape dans le Nord, nous a rejoint ! Tout à l'heure, au stade, je le verrai tourmenté comme jamais entre ses deux Clubs, Lens et Paris. Tel Minos/Minas dans Goldorak, son visage se contractera en mille masques antagonistes, tel Antigone, son âme se déchirera entre obéir aux lois du coeur ou à celles de la raison, bref tel Lloyd Bridges dans "Y-a-t'il un pilote dans l'avion ?", ce n'était pas le bon jour pour lui de essayer d'arrêter de fumer...



Teuteu.



Une fois nos gosiers rassasiés, nous reprenons la route du stade, sans oublier de faire escale à la boutique de Bollaert : visite sans commentaire.





























La bière a un effet diurétique indéniable. Pas étonnant qu'ici les toilettes soient plus grandes qu'au Parc.



La dernière photo qu'on ait de Marjorie vivante, juste avant qu'elle demande à ce mastodonde lensois d'oter son écharpe et de chanter "allez Paris"...



Ben ouais, on est là, on représente quoi.



Et on a bien raison ! Nous rentrerons ce soir avec trois points dans notre musettte, et cela parachève pleinement notre journée.

Mais au fond ça n'est pas l'essentiel. S'il en était encore besoin, cette étape du Trincamp Tour aura prouvé une fois pour toute que le foot n'est pas un but, mais un moyen.